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Artist Statement:
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My painting seeks to seize and make visible that part of the imaginary which manifests itself in our experience of things. I say our experience because it is the collective, mythical imaginary that, using all the ways and means of painting, I’m interested in hunting out. Its presence ...
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Artist Exhibitions:
Personnal exhibition
Centre des Arts de DOUARNENEZ
October, 16 - December, 16 2007
More informations on http://www.kerys.com/bastit/pag es/expodouarn.php
FORTUNES DE MER
November, 23 -December, 3 2006
Personnal exhibition
Fond'action Boris Vian, Paris, France
More informations on http://talusite.free.fr
PRINCIPALES EXPOSITIONS PERSONNELLES
- 2005 - ...
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Artist Galleries:
Alis Management, France
Association tAlus, Paris France
Kerys, Douarnenez, France
La Marraine du Sel, Paris
Va l'heur, Paris
The artist is interested by new contacts with art professionnals...
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Collections:
ville de Thonon les Bains
Aeroport de Paris
Cabinet des Estampes de la Bibliotheque Nationale, Paris
Nombreuses collections prives...
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Commissions:
Coming Soon!
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Reviews for Tristan Bastit:
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LES POUVOIRS DE LA PEINTURE
Voici un peintre, être rare.
Tandis que les milieux supposés artistiques proclament ou organisent la « mort de la peinture », au profit d’autres formes, certes, Tristan Bastit se veut pleinement peintre, à la pointe des exigences de la peinture.
L’art est un engagement vital et même si Tristan Bastit ne raconte pas sa vie dans ses toiles, elle s’y trouve. Ses tableaux sont ses jours et ses nuits, le fil et les événements de sa vie.
Il est l’un des rares artistes de notre époque à ne s’être jamais laissé dévoyer par l’époque, ses soubresauts et ses anecdotes, afin d’aller au bout du propos : que peut la peinture ? que fait la peinture ? Elle peint, elle montre qu’elle peint et en même temps, comme elle ne se réduit pas à une simple démonstration de virtuosité décorative, elle montre autre chose. Quoi ? des objets ? des visages ? des paysages ? des événements ? Non, bien sûr, car elle ne se réduit pas non plus à de la description, même stylisée ou remplie d’ « âme » (horreur !). La peinture produit plutôt des possibilités, des potentialités, des incitations à voir. Elle travaille avec l’esprit du regardeur. Elle lui fournit des tremplins. Elle sait bien qu’elle agence des formes colorées sur le plan de la toile et, en même temps, elle sait que cet agencement ne saurait être ni gratuit ni inforrmatif, sinon il n’y aurait point d’enjeu, et pourquoi y donner sa vie ? Par ce travail d’agencement visible, le peintre engage sans cesse l’esprit dans une aventure, il lui fait exercer ses ressorts, il le fait s’exercer comme esprit.
Vous verrez des polyèdres plats lutter pour savoir s’ils resteront ou non dans le plan du tableau. Vous verrez des agrafes sceller un nu sur un divan. Vous verrez une balle vouloir former tête. Vous verrez des objets sans nom, car ils sont lignes, couleur, pâte peinte, vous convaincre de leur épaisseur. Vous verrez des faces de circonvolutions prêtes à vous parler. Vous ne saurez pas ce qui se passe. Vous aurez comme moi du mal à mettre des mots sur tout ce non-verbal et peut-être sentirez-vous que c’est heureux : vous commencerez alors à percevoir les pouvoir de la peinture.
Thieri Foulc - Catalogue de l'exposition au Centre des Arts de Douarnenez
L'UNIVERS HANTE DE TRISTAN BASTIT
par Andre DEPRAZ
L'oeuvre de cet artiste n'est point tout a fait inconnu des Thononais qui l'ont apprehende progressivement des 90 a la galerie Patrice-Alexis, puis il y a deux ans a la Maison des Arts et Loisirs.
Toutefois, il est aise d'affirmer que l'ensemble des toiles presentees aujourd'hui trouve idealement sa place a la chapelle de la Visitation.
De format assez important, chacune des oeuvres impose sa presence avec force, irradiant une atmosphere homogene et creant un univers hante. C'est pourtant la realite qui est ainsi exploree a partir de formes elementaires mais sans cesse reinventees et reutilisees, a partir de fragments epars, l'artiste elaborant une mosaique parfaitement architecturee, puzzle jamais complet toutefois, toujours a la recherche d'une sensation complementaire, kaleidoscope sans cesse changeant qui suggere le mouvement dans l'immobilite, voire le volume et la troisieme dimension.Dans une sorte d'agilite inventive, Tristan Bastit accumule les signes, les disloque pour mieux les reunir, eclaboussant tout ce qui pourrait paraitre trop solennel, conventionnel ou trop soigne. La matiere tres travaillee est subtilement suggestive tandis que les couleurs sans frontieres tres tranchees se rencontrent, s'epousent dans une palette generale sourde pour mieux dire la fulgurence et l'etonnement d'une touche lumineuse.
L'oeuvre de Tristan Bastit se veut peinture avant toute chose, peinture a la gloire de la peinture quand l'imagination vagabonde recreant un monde singulier et mysterieux. L'on percoit une saine gaiete, un humour enjoue, une manifeste tendance ludique qui conjugue la fraicheur au gout de l'insolite et du merveilleux. L'artiste semble inviter le spectateur a reconnaitre intuitivement l'inconnu qui habite les choses ou les paysages autant que les individus et a decrypter les mythes anciens aussi bien que les fantasmes modernes. Une poesie authentique se degage de chaque oeuvre nimbee d'une sorte d'aura tendre nous entrainant dans une dimension qui fait se rejoindre le reel et le merveilleux.
( Le Dauphine Libere. - 10 janvier 1997 )
La peinture de Tristan Bastit, vous n'aviez pas cherche à la voir et c’est elle qui vous rencontre, vous faites sa connaissance, elle vous devient familiere, elle rentre dans votre vie.
Comme par un raccourci saisissant, elle vous conduit vers une vision du reel que vous n'imaginiez pas. Cette apparition, cette epiphanie comme dit le peintre, devoile les puissances de la peinture. Avec elles son createur peut alors vous embarquer vers d'autres voyages.
Gildas Hemon
Brest, 2003
Rencontres
par Jean-Pierre Le Goff
C’est sous l’injonction de la vue de l’île Tristan, représentée sur une carte postale, reçue à Groix, que Tristan Bastit vint à Douarnenez, où il logea à l’hôtel de la Rade, en 1987. La graine était semée, le lieu la fit germer. L’imaginaire marin développa ses racines (ou plutôt ses algues) et le courant s’établit.
En 1990, il trouva un atelier rue du Couedic, dans l’ancienne fabrique de filets de pêche Le Moal. C’était un lieu pour vivre et pour peindre, une demeure en quelque sorte. A Douarnenez, il eut le sentiment de retrouver des sensations connues, le climat était là et la création s’ensuivit. La ville lui fut révélatrice, et le bourdonnement intérieur qui bruissait trouva des corolles à butiner. L’histoire de Tristan Bastit est donc celle d’une adéquation entre les signes de la toile et la spécificité du lieu.
Je puis très bien comprendre cette conjonction puisque je suis né à Douarnenez, bien que je quittasse la ville, hélas, à l’âge de huit ans en revenant durant ma scolarité à toutes les vacances. J’ai l’impression d’avoir conservé du fond de l’air, c’est-à-dire cette porosité de l’endroit qui se transfuse dans la sensation et l’imagination. Si je n’étais pas né à Douarnenez, je crois que je ne me serais jamais lancé dans l’investigation poétique ; aussi le phénomène de reconnaissance que Tristan Bastit y vécut est transparent, pour moi, dans ses plus petites parcelles.
Le temps s’abolit-il ? Ou perdure-t-il, sous une forme plus subtile, dans un lieu donné ? Possède-t-il un principe ineffaçable ? Ce qui fut, fut-il pour toujours ? Je serais tenter de le penser, si je me réfère aux sensations qui me reviennent de l’enfance ; sensations que j’ai peut-être fabriquées et qui ont paré ma mémoire d’une poussière d’étoiles. Je parle ici de ce qu’on appelle, par commodité, l’esprit des lieux et qui se diffuse dans les consciences, que certains disent être un phénomène de projections. Pour moi, il y a projection des deux côtés. Le lieu émet et capte, la personne aussi et des mots et des traces de pinceau ajoutent à la présence.
Ainsi lesté d’un spectre sensible, j’ai pu étalonner ma propre présence sous d’autres climats. Et voilà qu’une convergence de hasard me fait rencontrer Tristan Bastit qui me parle de sa terre élective. Je comprends tout à mi-mots, je sais d’où vient sa peinture, je sais d’où il la guette, d’une hune intérieure qui permet de percevoir les minuscules grains d’or de l’atmosphère, à cette limite de l’horizon où l’esprit et la matière se contactent, se confondent.
On ne crée pas, on restitue, c’est tout. Voilà ce que sa peinture donne entre autre à voir.
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