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2008
Exposition “Sous pression” - Galerie(s) Artima - Paris 4e et 3e
Exposition collective “400ML” - Maison des metallos - Paris 11e
Salon “Holland Art Fair”- Galerie Olivier Waltman - Amsterdam ????
Salon “Art London” - Galerie Olivier Waltman - Londres
Salon “Art Élysées” - Galerie Artima - Paris 8e
Exposition avec Volker Kühn - Galerie Artima - Paris ...
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Collections:
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Artist Statement for Noart Noart
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On a tous quelque chose de NoArt
(moi personnellement, c'est un tabouret de bar)
Je ne sais pas pour vous, mais en ce qui me concerne, il y a du NoArt chez moi -à la maison, je veux dire. Et ce qui me rassurerait plutôt, c'est que nous sommes de plus en plus nombreux dans ce cas là. Des quidams et des particuliers, des entreprises et des débits de boissons, des étudiantes timides comme des retraités alertes ou des quadras gentiment borderline… Depuis bientôt dix ans qu'il tripatouille avec constance du métal et des tubulures, des vannes et des conduites, une assemblée composite et joyeuse a pris l'habitude de se retrouver dans son imaginaire brindezingue, dans la nouvelle vie qu'il insuffle à toute une escouade d'objets naufragés, de rebuts manufacturiers.
C'est encourageant. Ce qu'on pourrait appeler, au sens le plus littéral du terme, un juste retour des choses.
Je résume, pour ceux qui n'auraient pas été là au début.
Des flashes venus de l'enfance, d'abord. Le petit Arnaud ne s'appelle pas encore NoArt que déjà le spectacle des machines et de leur monde l'impressionne très fort : images fascinantes que ces moissonneuses-batteuses au travail, si vivantes, ou que ces câblages sinuant dans le secret des boyaux du métro parisien. Tant et si bien que son premier passage à l'acte en forme d'assemblage à l'instinct (8 ans, un carton à chaussure, des tuyaux, des fils, des ampoules, de l'électricité et beaucoup d'application) est à deux doigts de provoquer une manière de petit Tchernobyl dans l'appartement familial.
En apparence, c'est raté. Au fond, c'est une réussite, puisque presque tout est là, en germe : des machines et des machins, des incandescences et des rougeoiements, de la tripaille industrielle qui se mettrait à avoir une âme. Et pour donner forme à tout ça, un accident, au sens créateur du mot : l'impondérable, l'inattendu, le dérapage, cette étincelle qui fait qu'une chose se redéploie en une autre chose, inédite. Ça lui est resté. "Je n'ai pas de stratégie, dit NoArt, je ne me pose pas trop de questions : je fais, tête baissée."
Bref, ça s'appelle une vocation : voilà, c'est dit, il fera artiste.
Il s'y met pour de bon à l'orée des années 90. D'abord des structures à accrocher sur le mur d'un salon, pour faire joli, où il malmène au sein d'un cadre des morceaux de carrelage rongé, des fragments de plomberie et divers artefacts électromécaniques. On n'ose pas dire des "tableaux", puisque c'est en trois dimensions. Ça aussi lui est resté. "J'ai besoin de manipuler de la matière et des formes, que ce soit tactile, avec du volume, dit-il. Je ne suis jamais aussi heureux que quand je vais fouiner chez mon ferrailleur en province : 4.000 mètres carrés de capharnaüm métallique, tout un paysage de déchets industriels, ça, c'est la vraie vie."
Le temps et l'expérience aidant, la fonction rejoint progressivement la forme. Les machines à rêver de NoArt s'incarnent de plus en plus dans des créations, mettons, "utilitaires". Chaises, tables, consoles, pupitres, miroirs, luminaires, porte-manteaux, tout un mobilier hybride et brinquebalant, où prolifèrent plus que jamais tubulures, robinets, manomètres et autres régulateurs de fluides -quelque chose comme une plongée dans le boudoir intime d'un capitaine Nemo contemporain, l'école Boulle revisitée par un quincaillier hilare et déraisonnable.
Du design, donc ? "Ça m'étonnerait, objecte NoArt. Dans le design, c'est l'ergonomie qui commande, et moi, l'ergonomie… Si tu es mal assis sur une de mes chaises, ça me paraîtrait plutôt bon signe…" De la décoration, alors ? "Rien du tout ! Ce sont les autres qui font la démarche de s'adapter à mes créations, jamais le contraire."
Il a raison. Qu'importent les étiquettes, quand c'est justement le plaisir à s'en jouer qui sert de fil rouge à l'entreprise -avec suffisamment de jubilation pour penser que cela puisse nous en procurer aussi.
Bien sûr, il y a quelques invariants : une prédilection pour les matériaux nobles (cuivre, acier, bakélite, céramique), une petite cuisine maison soigneusement élaborée au fil
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